Revenons à nos Claude Moutons !
Publié par Jacques Demers sur 23 février 2008
Amateurs et amatantes de hockey, bonsoir. Votre ex-entraîneur favori ici, Jacques Demers, de retour sur son blogue comme un seul homme, flanqué de mon singe savant, une petite bête poilue nommée Mike McPhee, qui grâce à son doigt de lynx peut taper sur le clavier de l’ordinateur les commentaires sportifs que je vais lui dicter et que j’ai bien du mal à écrire moi-même tel qu’expliqué dans mon livre.

Désolé pour mon absence ces dernières semaines, j’étais pris dans un jour de la marmotte. Les jours revenaient sans cesse, toujours les mêmes, même plus en ordre alphabétique… et à chaque match de Canadien, Canadien gagnait. J’ai même rêvé qu’ils approchaient du premier rang du classement de leur Association, une première place qu’il n’a pas occupé depuis 1993, l’année où je les ai moi-même mené vers la Coupe Stanley. J’ai même rêvé que Canadien rejoignait Ottawa en première position !
Il a fallu que mon épouse Debbie me pince le bout de gras en pleine nuit pour me faire croire que je n’étais pas en train de rêver et que cette voix que j’entendais dans l’obscurité de cette zone neutre qui est ma chambre n’était pas celle du regraissé Claude Mouton, Dieu ait son âne.
Aussi, quand je sortais d’une pièce par la gauche, je revenais dans la pièce par la droite. Et quand je gobais des pastilles, je devenais translucide et je pourchassais dans les corridors du Centre Bell des créatures poilues et menaçantes rappelant vaguement Alain Chantelois. Le temps que ces pastilles fassent effet, je circulais vite vite vite dans les corridors, un peu comme Russ Courtnall quand il évoluait.
Mais bon, revenons au sujet principal : la poursuite de la conquête de la Couche Stanley par le Tricolore. Si les hommes de Carbo veulent aspirer à ce rêve, ils vont devoir être plus consistants dans leurs victoires.
Un résumé des derniers matchs: l’autre jour, Canadien a baissé pantalon 6-1 devant les Sécateurs d’Ottawa, sa boule noire depuis des années. Ensuite, en arrière de 5 buts, ils ont remonté dans le match tel un saumon avec des patins sur un lac gelé, et vaincu les Rongers de New York 6-5. Pour ensuite perdre la défaite le soir suivant contre les Penguins de Plattsburgh.
Je m’en vais regarder ce soir l’hommage à l’ancien attaquant détentif, Bob Gainey, qui verra, comme tant d’autres grands hommes, son chandail retraité par le Club de hockey Canadien au niveau du plafond du temple. Son numéro 23 brillera à jamais au-dessus de nos bas meurtris. Je vais de ce pas remplir le trophée Frank-Selke de Gatorade afin d’assoiffer l’homme qui a bien mérité d’être la victime de nos meilleurs hommages vibrants.
Je vous reviens dans quelques jours.
L’entraîneur de ton coeur,
Jacques.
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