Le bloye de Jacques Demers

Le vrai faux-blog du faux Jacques Demers

Revenons à nos Claude Moutons !

Publié par Jacques Demers sur 23 février 2008

Amateurs et amatantes de hockey, bonsoir. Votre ex-entraîneur favori ici, Jacques Demers, de retour sur son blogue comme un seul homme, flanqué de mon singe savant, une petite bête poilue nommée Mike McPhee, qui grâce à son doigt de lynx peut taper sur le clavier de l’ordinateur les commentaires sportifs que je vais lui dicter et que j’ai bien du mal à écrire moi-même tel qu’expliqué dans mon livre.

Emile 'Butch' Bouchard remplit la Coupe Stanley de Gatorade, pour mieux hydrater le gardien

Désolé pour mon absence ces dernières semaines, j’étais pris dans un jour de la marmotte. Les jours revenaient sans cesse, toujours les mêmes, même plus en ordre alphabétique… et à chaque match de Canadien, Canadien gagnait. J’ai même rêvé qu’ils approchaient du premier rang du classement de leur Association, une première place qu’il n’a pas occupé depuis 1993, l’année où je les ai moi-même mené vers la Coupe Stanley. J’ai même rêvé que Canadien rejoignait Ottawa en première position !

Il a fallu que mon épouse Debbie me pince le bout de gras en pleine nuit pour me faire croire que je n’étais pas en train de rêver et que cette voix que j’entendais dans l’obscurité de cette zone neutre qui est ma chambre n’était pas celle du regraissé Claude Mouton, Dieu ait son âne.

Aussi, quand je sortais d’une pièce par la gauche, je revenais dans la pièce par la droite. Et quand je gobais des pastilles, je devenais translucide et je pourchassais dans les corridors du Centre Bell des créatures poilues et menaçantes rappelant vaguement Alain Chantelois. Le temps que ces pastilles fassent effet, je circulais vite vite vite dans les corridors, un peu comme Russ Courtnall quand il évoluait.

Mais bon, revenons au sujet principal : la poursuite de la conquête de la Couche Stanley par le Tricolore. Si les hommes de Carbo veulent aspirer à ce rêve, ils vont devoir être plus consistants dans leurs victoires.

Un résumé des derniers matchs: l’autre jour, Canadien a baissé pantalon 6-1 devant les Sécateurs d’Ottawa, sa boule noire depuis des années. Ensuite, en arrière de 5 buts, ils ont remonté dans le match tel un saumon avec des patins sur un lac gelé, et vaincu les Rongers de New York 6-5. Pour ensuite perdre la défaite le soir suivant contre les Penguins de Plattsburgh.

Je m’en vais regarder ce soir l’hommage à l’ancien attaquant détentif, Bob Gainey, qui verra, comme tant d’autres grands hommes, son chandail retraité par le Club de hockey Canadien au niveau du plafond du temple. Son numéro 23 brillera à jamais au-dessus de nos bas meurtris. Je vais de ce pas remplir le trophée Frank-Selke de Gatorade afin d’assoiffer l’homme qui a bien mérité d’être la victime de nos meilleurs hommages vibrants.

Je vous reviens dans quelques jours.

L’entraîneur de ton coeur,
Jacques.

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Allume, Jacques ! (ou la drogue au hockey de la Ligne Nationale)

Publié par Jacques Demers sur 20 décembre 2007

Chers ami(e)s du sportif, bonjour et re-bienvenue au blogue de Jacques Demers, votre ex-entraîneur préféré, toujours flanqué de son singe scribe lettré et érudit, qui se sert de moi pour rédiger ce blogue. Je dicte les propos, il les tape sur le clavier, un peu comme l’a fait mon collègue Mario Leclerc quand il a rédigé mon livre En toutes lettres, où j’admettais mon analphabétisme.
Il n’a pas le choix de toute façon, sinon y’aura rien dans son bas de Noël de singe cette année.
Aujourd’hui, pour cette chronique, je vous traite de différents sujets.

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Nous voici à quelques heures de la date fatidique du 23 décembre, date à laquelle s’abat sur Canadien la malédiction annuelle telle que mis au jour plus tôt cette année par les fins esprits du Sportnographe. Je leur donne entièrement raison quant à leur théorie, mais force m’est de constater que le 23 décembre est arrivé plus tôt que prévu cette saison, car nos Tricolores n’en arrêtent plus de trouver de nouvelles façons de perdre, une des meilleures qu’ils aient trouvées étant de ne pas lancer plus de 3 fois par période sur le gardien adverse. Cristobal Huet, qui pourtant a toujours la langue 7 fois dans sa bouche, se serait même plaint que ses coéquipiers ne tirent même pas sur lui durant l’échauffement d’avant-match. Guy Carbonneau, qui a passé une partie de sa carrière d’attaquant défensif à se jeter sur la glace pour stopper un lancer adverse, ne sait plus où se pitcher.

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Un rapport Mitchell sur les drogués au baseball vient d’être rendu public la semaine dernière, et pour répondre à la question que les gens se posent sur la propreté de leurs athlètes dedans et dehors du vestiaire, ça m’apparait évident que le hockey de la Ligne Nationale est aussi dopé qu’un secret de polichinelle.

Ronaille King, de La Presse, a beau se moquer encore de moi et ce malgré ma sortie virulente contre lui l’an dernier à Tout le monde en parle, je n’en persiste pas moins à marteler mes feuilles devant ma table et à le crier sur tous les tons : j’ai digéré des athlètes à Detroit qui prenaient de la cocaïne pendant les matchs, et ça ne les a jamais empêché de ne pas donner de coups de patins à un adversaire. De toute façon, comment pensez-vous que Petr Klima pouvait toffer les hivers rigoureux sans mélanger de Sudafed dans sa boisson ?

Si la situation se désagrège comme au baseball, il va falloir que la LNH donne plus de pouvoir aux arbitres, comme par exemple : des gros gants pour pas se piquer sur les seringues, des mandats de fouiller les poches de hockey, utiliser des pistolets Taser pour maîtriser un joueur en pleine possession de stupéfiants, imposer des sanctions disuasives à ceux qui font de la testostérone avec leurs bâtons élevés… et, un coup parti, lever des impôts et frapper monnaie. Les juges de buts devraient aussi se faire allouer le droit de décréter la loi martiale, même en fin de troisième.
Ron Fourrien serait d’accord avec moi au sujet de l’inaction du commisère Gary Battman, au sujet de ce sujet !

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Le joueur de racine arménindienne des Islanders de New York, Chris Simon, vient d’être suspendu pour une durée de 30 matchs en raison de son beau coup de patin, administré à Jarko Ruutu des Pittsburgh. Il aurait dû agir avec plus de réserve (la catchez-vous ?).
Dans toute ma carrière, je n’ai jamais vu un joueur essayer de blesser un autre avec son patin. À peine ai-je entendu parler de Gaston Gingras en boisson qui une fois aurait lancé ses mocassins par la tête à Steve Penney, qui avait fait des allusions au sujet de sa femme qui serait une lesbienne. Mais c’est un autre sujet… C’était sûr que Simon est un bon jack, comme on dit dans le milieu, même s’il a joué pour les Nordiques par le passé. On s’accorde pour dire qu’il est un bon père de famille et un mari exemplaire quand il ne tient pas de propos racistes envers les Noirs au hockey. Mais c’est pas une raison pour pèter de la broue et montrer son coup de patin à l’adversaire. À quand le retour du protège-lames pour éviter des incidents disgracieux ?

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D’ici là, en mon nom personnel et au nom de mon singe-esclave prénommé Mike McPhee, il me fait plaisir de vous souhaiter tout un Noël 2007 au sein de votre équipe. Amusez-vous mais ne faites pas d’excès sous la table, et rappelez-vous que la farce a assez duré rendu au 27 décembre.

Joyeux Noël à tous et à toutes !

L’entraîneur de ton coeur,
Jacques Demers.

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Ce n’est pas Guy, c’est OUI !

Publié par Jacques Demers sur 27 novembre 2007

Guy Lafleur  le porte-couleurs

Chers partisans et vous aussi mesdames, bonsoir.

Re-bienvenue sur le Bloye de Jacques Demers. Ici Jacques lui-même en train de rédiger cet internet à travers la main agile de son singe savant, Mike McPhee, qui traduit en bon français le flux de ses propos, étant donné que ma propre main d’écriture connait un avenir incertain lorsque je m’y essaie moi-même, tel que je l’ai expliqué il y a deux ans dans mon livre.

Mais soyez assuré que je n’en pense pas moins sur le hockey, et je ne me gêne pas pour lancer des propos francs au sujet de la LNH, à l’instar de notre ancienne star, Guy Lafleur, qui a fait parler lui ces derniers jours en parlant des autres dans les médias.

Comme vous le savez sûrement puisque vous lisez la première page du Journal de Montréal, celui que les partisans surnommaient « Le Démon Blond » dans le temps de ses jours glorieux chez les Glorieux, que les petits comiques surnommaient « Le Démon Chauve » à son retour au jeu à New York, et enfin que les Montréalais frustrés surnommaient « Le Démon Chauvin » lors de son séjour de fin de carrière à Québec-la-chauvine, Guy Lafleur donc, y est allé d’une sortie virulente contre les récents insuccès de Canadien.

Lafleur, grand habitué des déclarations chocs depuis son appui chaleureux à l’Accord de Charlottetetetetown en 1992, a de nouveau utilisé son droit de véto pour déclarer que Canadien, qui vient d’encaisser collectivement 2 défaites en 2 soirs contre Buffalo (et individuellement plusieurs chèques de paie quand même), n’était qu’une équipe de joueurs de quatrième trios !

Saku Koivu l’a pris personnel ! Chris Higgins, de son côté, a pris les propos de Lafleur avec un grain de sel. Steve Bégin les a pris avec un grain de poivre, et Tom Kostopoulos avec une shot ou deux de Metaxa. Andreï Markov, qui connait tout un début de saison, n’a pas réagi puisqu’il était aux toilettes quand ça s’est passé.
Hector « Toe » Blake a fait la sourde oreille, comme d’habitude, d’autant plus qu’il était mort depuis plus d’une dizaine d’années.

Heureusement, tout c’est bien terminé puisque Tricolore a rebondi de ses 2 revers devant les Sabres, et mis fin à ses séries d’insuccès en fusillant les Maple Leafs 4-3 mardi soir, grâce à un tir décisif de Andreï Krostétyne.
Il ne faut pas s’étonner de cette belle sortie des porte-trois-couleurs de Guy Carbonneau, puisque avant le match contre Toronto, l’entraîneur-chef avait eu la savante idée de faire écouter à ses joueurs le fameux album longue-durée “Lafleur”, un disque enregistré par le grand numéro 10 du temps de son vivant dans la LNH, et qui enseignait aux jeunes les techniques du hockey sur une musique disco endiablée.
Lorsqu’on jouait le 33-tours à l’envers, on pouvait d’ailleurs entendre Steve Shutt vénérer le démon (mais ceci n’est peut-être qu’une légende d’automne urbaine).

En souhaitant à Canadien une meilleure semaine que la dernière, je vous souhaite : à la semaine prochaine !

Signé : Joke Demers,
le cocommentateur de hockey,
l’ex-entraîneur de ton coeur,
qui vénère le démon seulement quand il est blond.

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L’expérience d’un Larry Robinson…

Publié par Jacques Demers sur 20 novembre 2007

Larry danse sur la glace, un vrai ballerin à moustaches
Chers amis et amises amateurs et amatrices de hockey et autres sports d’équipe se pratiquant sur la glace ou ailleurs, bonjour d’abord, comment allez-vous ensuite ?

Jacques Demers ici, mais en pensée et en commentaire. En lettres, c’est mon singe-scribe super rapide sur un clavier qwerty qui vous écrit des mots. Je ne blogue jamais sans cet animal savant, qui répond au doigt, à l’oeil, et au prénom de Mike McPhee, en l’honneur de cet ancien plombier vedette moustachu qui porta les couleurs du Bleu-Blanc-Rouge dans les années 1980.

Une moustache en attirant une autre, je laissai Mike McPhee à la maison pour garder mes petits n’veux lundi soir, et me rendis au Centre Belge pour assister à l’hommage qui fut fourni à l’ancien défenseur étoile Larry Robinson, dont le numéro 19 a été suspendu hier au plafond du Temple du Hockey afin que plus jamais aucun joueur de Canadien dans l’histoire future n’ose le porter sous peine de se faire trancher la gorge à coups de patins comme Clint Malarchuk. J’exagère un peu ici… La bastonnade à coups de Sherwood ou de bois de frêne de Victoriaville fera amplement l’affaire en cas d’incartade chez Canadien.

Un bel hommage, hier soir, pour le retrait éternel du grand Larry.
« Big Bird », comme on le surnommait à l’époque (puisqu’il était jaune, à plumes, s’exprimait d’une voix criarde et avait la fâcheuse habitude de pondre entre les périodes) en avait les yeux aussi humides que les dedans de patins d’Andrei Markov rendu en fin de troisième. Robinson a même versé plusieurs larmes durant la cérémonie. Laraie coulait, c’est le cas de le dire.

Est-ce une moustache photoshoppée ???Malheureusement, le Canadien n’a pas su montrer à Larry Robinson le respect qui lui est dû, et s’est incliné 4-2 devant les Sénateurs d’Ottawa… ce qui me fait penser à un autre Sénateur, Serge Savard celui-là (ou, comme les amateurs de contrepèteries l’appellent : Sort Saverge) dont on avait aussi retiré le numéro l’an dernier, et qui occupe sa retraite à ne pas payer d’impôts dans des pays chauds, et à conduire chaud quand il est de passage chez nous.

Pour résumer, une défaite crève-cave pour Canadien, qui traversait pourtant une bonne séquence, tant en attaque qu’en défensive, qu’au niveau du tournoi de trou de cul qui se dispute durant les longs voyages en mer qui permettent à l’équipe de se déplacer dans toutes les villes du circuit Bête-man.

À la semaine prochaine,

Jacques Demers,
en direct du Club des ex-épouses de joueurs.

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À quand une tranche de Coupe Molson honorifique pour Réjean Tremblay ?

Publié par Jacques Demers sur 10 novembre 2007

Bonjour, Jacques Demers ici, flanqué de son solide capucin, répondant au nom de Mike McPhee et répondant aussi à la porte lorsque les enfants passent l’Halloween, parce que monte-descend, monte-descend, j’ai pas rien que ça à faire, surtout quand Minnesota joue contre Columbus et que les crottes de fromage abondent au salon.

Je suis tellement en fusil, malgré mes tendances popositives, que j’ai envie de faire un Richard Martineau de moi-même pour ma chronique d’aujourd’hui, et de vous interpeller directement, sans détours et sans porter de gants de latex blancs, en vous posant une question :
« Non mais, vous trouvez pas que la Coupe Molson, c’est de la schnoutte ? »
J’en parlais avec Sophie Durocher récemment, lors d’une soirée de croupe en l’air.

J’ai été piqué au vif par mon collègue du sport du journal La Paresse, Réjean Tremblay, qui, dans une sortie virulente dont seule sa barbe a le secret, a dénoncé cette semaine la publicité déguisée qu’est en fait la tranche d’octobre de la Coupe Molson, la célèbre brasserie ayant selon lui payé le gros prix et saoul-doyé des journalistes sportifs moustachus des années 1970 pour avoir le droit d’annoncer leur nom sur le précieux trophée, qui depuis est remis comme récompense au joueur ayant bu le plus de mauvaise bière s’étant le plus souvent illustré durant le mois, chez Canadien.

Réjean Tremblay, ne pouvant plus se plaindre du fait que Saku Koivu ne parle pas en français devant les journalistes (puisque l’avocat Guy Bertrand, après avoir ouvert sa trappe, a eu gain de cause en seulement 48 heures alors que Réjean, malgré son chiâlage répété dans les pages du journal, n’a jamais pu extirper à Sakouille une seule parole dans la langue de Mol-hier) s’en est pris à la sélection mérite discutable du gardien de but recrue Ronald-Corey Price comme remportateur de la tranche de Molson pour le mois qui vient de se terminer.
Price, en effet, a remporté 2 matchs sur 4 en octobre, ce qui on en convient n’est pas digne des plus grands honneurs. Dans le but de rendre justice au trophée, et d’apaiser Réjean qui a tendance à mener du train lorsqu’il se choque, et à outremanger aussi ce qui n’est jamais bon pour l’atmosphère de la galerie de la presse étant donnée la teneur de l’alimentation du mammouth saguenéen, je suggère qu’on retire à Carey Price la tranche d’octobre de la Molson, et qu’on remette plutôt au cerbère de la porte de Canadien un autre trophée qui n’intéresse personne, comme le Lady Bing ou le Bill-Massetoton.

Ainsi, justice sera faite, et les vaches buts seront bien gardés.

De retour dans quelques jours pour être le chien de garde de la saison 2007-08.
Ton ami,
Jacques Demers.

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Canadien en 2007-2008 : il y a loin de Sakupe aux lèvres (un éditorial en français)

Publié par Jacques Demers sur 2 novembre 2007

Jacques Demers est làSaku KoivuJ'ris rare BouchardMike McPhee

Chers amateurs de hockey et de doigts de poulets, bonsoir et re-bienvenue à votre blogue favori.

Ici Jacques Demers toujours, de retour en force pour cette deuxième saison 2007-2008, saison qui ramènera sans l’oncle d’un doute le Club de Hockey Canadien sur la voie des succès d’antan qui remontent aussi loin que l’année où en tant que moi-même, entraîneur-chèvre des Glorieux, j’avais amené l’équipe ainsi que Denis Savard en pantalon et en état de blessure jusqu’à la conquête de la Coupe Stanley sur la glace du défunt Forum de 1993, puis dans les rues Ste-Catherine pour ce qui fut une longue série de succès pour le partisan en liesse, qui se massa dans les rues et exprima sa joie en testant la solidité des vitrails du centre-ville moronrialais.

Pour cette nouvelle saison de blogue de hockey, je vous rappelle que je me suis encore une fois flanqué de mon singe surdoué, prénommé Mike McPhee. Pour les nouveaux venus sur ces terres de littérature sportive, précisons d’emblée de jeu qu’il s’agit d’un capucin lettré, diplômé des meilleurs écoles de singes savants ainsi que de l’UQÀM; il aura encore une fois cette année la tâche de retranscrire ici la pertinence de mes propos que je ne peux pas écrire, en raison de l’analphabétisme anti-sportif dont je suis la preuve vivante depuis 60 ans. Il aura également, pour justifier son augmentation de contrat, le boulot ingrat de déchiffrer les analyses du collègue Yvon Pednault, cet adepte de la métaphore glissante et de la litote sournoise, lors des matchs du Canadien retransfusés au Réseau des Sports, sur le cable-TV.

Rentrons tout le temps dans le vif du derrière du sujet : le départ-canon de nos Glorifieux, qui ont emporté 17 points à leurs 12 premiers matchs de la verte saison qui vient de commencer. Le Tricolore peut compter pour se faire compter sur un duo devant le filet qui n’est pas sans nous rappeler avec nostalgie les belles années des jambes de Brian Hayward : d’un côté le nouveau Patrick Roy, un messie tant attendu du nom de Carey Price; de l’autre, le solide gardien Cristobal Huet, futur second violon du club, qui se dresse devant les buts telle la muraille de Chine de son pays natal, la Fronce.

C’est avec beaucoup de joie dans le double-menton que j’ai assisté cette semaine à l’assistance unilingue anglaise de Saku Koivu sur un but de Guillaume Ladentresse, dans la victoire remportée 5-2 sur les Flyers Circulaires de Philadelphie, la semaine dernière. Un but qui a fait mal à l’opposant, surtout après s’etre fait ridiculiser par les Trashers d’Atlantide lors du match précédent, une de nos rares mauvaises sorties jusqu’ici cette saison (sauf la sortie chez Parée, la fois que Chris Higgins et Michael Ryder se sont échappés à deux contre une).

Toutefois il en faudra bien plus à Canadien pour porter la couche à ses lèvres au printemps prochain ! Mais je suis, comme toujours, popositif ! Voici d’ailleurs un savant calcul qui, comme vous le constaterez aussi, nous assurera que Canadien remportera la Coupe Stanley cette saison. Si je ne sais pas trop écrire, au moins je sais compter, et je vous mets mes preuves sur la table dans le sens de la longueur : avec notre taque à cinq, qui est en feu depuis le début de l’année (et ce malgré la mort de Sheldon Souray, envolé vers Edmonton), l’arbitre devient rien de moins qu’un sixième joueur sur la glace pour Canadien. Ajoutez-y la foule du Centre Bête lors des parties à dos de missile, qui fait, comme le veut la tradition, office de joueur supplémentaire tant on les pousse dans leurs dos meurtris, et nous voilà donc avec 7 joueurs sur la patinoire, contre 5 pour l’adversitaire !

41 parties à la maison, disputéees à 7 contre 5. On peut donc logiquement espérer 41 victoires et 82 points pour l’Édulcolore, qui n’aura besoin que de jouer bien une fois de temps à autres à l’étranger, quand on regarde pas trop, pour facilement remporter son calendrier régulier et s’envoler en patinant tout droit, sans les mains, vers la Coupe Stanley.

C’est donc la panse remplie de confiance que j’amorce avec l’équipe le deuxième mois du calendrier régulier qui, comme le mot « régulier » l’indique, est un calendrier qui va aux toilettes au moins une fois par jour.

Je vous promets cette année de bloguer plus régulièrement sur l’internet, et de bloquer moins régulièrement sur la toilette.
Continuez à lire ce bloye, sur la bole comme ailleurs. Et surtout : bonne saison 2007-08 !
À très bientot.

L’entraîneur de ton coeur,
Jacques Demers.

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Harry Putter et l’ordre du coyote de Phoenix

Publié par Jacques Demers sur 2 août 2007

michelbergeron.jpg

Chers amateurs de hockey sur gazon, bonjour !

Jacques Demers ici, qui interrompt une saison morte, passée à arpenter les terrains de golf de la Belle Province, pour guetter ici ou là quelque joueur de nos Honteux, question de voir s’ils ne sont pas blasés du golf qu’ils pratiquent depuis longtemps déjà, et aussi question de se tenir au fait des derniers potins artistiques, par exemple : le tigre cardiaque Michel Bergeron a-t-il passé l’éponge et recommencé à pratiquer l’activité physique gazonnière avec son ancien ami Guy Cloutier ?

En escale en ville, je survis tant bien que mal à une vague de chaleur que Montréal n’avait pas vue depuis la fin juillet 2007 (une époque dont on parlera longtemps dans les almanachs, à côté de la liste des premiers ministres) et j’hydrate consciencieusement mon capucin apprivoisé, Mike McPhee, petit singe dont je vous ai déjà maintes fois parlé, animal supra-intelligent, diplômé d’une université de New Delhi, connaissant par coeur l’endos de toutes les cartes de hockey de Kevin Lowe dans les années 1980 et pouvant remanier les statistiques qui y figurent pour ensuite les réciter en alexandrins. Enchaîné au clavier de l’ordinateur, Mike le poilu tape les mots que, vous le savez sans doute (et mon ami Pierre Foglia aussi) je suis incapable d’écrire. Il est les doigts et moi, comme on dit, le cerveau.

Pas grand chose à dire : la saison morte de la LNH est bel et bien morte, puisque aucune partie ne se déroule et qu’il fait trop chaud pour chausser les patins quand même et puer des pieds. Le Tricolore a plus ou moins agi sur le mâché des joueurs étaunomes : le gland Bob Gainey, toujours à deux minutes quinze secondes de sombrer dans la torpeur et l’inaction, a dépensé tout l’argent de l’Oncle Gillett, parti regarder le football dans les Europes, et jonglait même à finaliser son année finiscale en rapatriant Patrice Brisebois.

Canadien joue à la « Roue chanceuse », mais sans Donald « la moustache » Lautrec. Quand on a tout dépensé, on prend le reste en bons d’achats; on prend le nanane qui reste et dont personne ne veut. Patrice Brisebois n’a pas cassé grand chose, à part le bois dans son nom, pendant son séjour avec le Bleu-Blanc-Drabe. ll restera dans les annales comme un joueur copieusement hué, avec raison, car si on lui concède quelques bons matchs au cours de sa carrière en sol québécois, on doit lui donner à César ce qu’il faut remettre à ces Tzars, c’est-à-dire que le défenseur Brisebois a fait preuve de constance dans son attitude de frais-chié.

Espérons garder ce désagréable loin du Centre Bell.

Je me sens un peu aigri cet été. Il n’y a pas que la chaleur qui me fait suer, mais aussi Daniel Brière, qui ira poursuivre sa brillante carrière sous d’autres yeux, ayant tourné le dos du revers de la main à venir poursuivre une nouvelle carrière pleine de revers avec le Club de Hockey Canadien. Il n’est pas besoin de voir loin pour savoir que tout joueur francophone qui a le moindrement d’intelligence (et ils ne sont pas nombreux, think Théodore, mon ami) a besoin autant que d’un cancer des testicules de venir se faire chahuter par l’impatient partisan montréalaid et montréacon. (Partisan qui, faut-il le souligner, continue de payer chèrement, très chèrement même, ses billets de hockey, aidant le Centre Bell à faire sale et comble chaque soir, match après match, même si chacune des formations du Canadien a été plus que moyenne, quand ce n’est pas franchement mauvaise, depuis 12 ans).

François Gagnon de La Presse devrait s’ouvrir un deuxième blogue : il y aurait davantage de crêpage de chignons entre amateurs dans les commentaires du site, et ça occuperait trop ces grands lettrés pour qu’ils ne pensent à renouveler leurs billets de saison pour aller voir une équipe qui ne le mérite guère.

Au moins, quand les Expos étaient moribonds, ils avaient Vladimir Guerrero à nous offrir. Alors que le Canadien perd lui aussi soir après soir en baladant une équipe de chaudrons, ainsi que Saku Koivu.

En gardant un espoir, en redevenant votre Jacques favori, celui que vous connaissez, le Jacques po-positif, et en souhaitant un 2007-08 plein de renaissance, je m’éclipse encore un peu et retourne finir l’été en chemise Lacoste sur les terrains de golf, à balader mon gros bedon, bedon de laine et bedon rond. Si je vois Serge Savard, je lui sacrerai un coup d’harry-putter de votre part. Pour rien. Comme ça, gratuitement, par plaisir.

Bon été,

signé : l’entraîneur le plus vivant de la saison morte,

Jacques Demers.

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Le repêchage d’amateurs de la Saint-Jean-Baptiste

Publié par Jacques Demers sur 24 juin 2007


Ventilateurs de hockey de chez nous, rebienvenue.

Jacques Demers ici, en train de festoyer la Saint-Jean-Bâtisse avec le petit Mike McPhee, mon singe scribe lettré hyper performant, bien élevé, courtois, supra-intelligent et parfaitement apte à recopier mes propos français du Québec dans un parler intelligible pour le lecteur de hockey qui aime mon blogue.

C’est la saison moite, et la Coupe Stanley repose dans l’indifférence générale en Califournie depuis quelques semaines déjà. Mais qui dit saison moite dit : saison où la glace fond… et qui dit saison où la glace fond dit saison où on assaisonne les brochettes pour le barbecue, et qui dit saison du barbecue dit saison où l’on s’enferme à l’intérieur pour se laisser bercer de l’odeur du propane qui chatouille nos narines tout en suivant impatiemment le repêchage d’amateurs du Canadien de Bob Gainey à la télévision, en se berçant de la Grande Illusion qu’un jour, le Tricolore emportera à bout de bras meurtris la fameuse Coupe dans l’enceinte du Centre du hockey.

Les partisans furieux de n’avoir rien de mieux à faire que de suivre le repêchage en plein congé de Saint-Jean-Patrice en fin de juin ont amplement protesté le fait que le Glorieu (singulier de « les Glorieux ») n’ait repêché qu’un seul Québécois prune laine, en plus de laisser filer sous son nez le jeune Angelo Esposito. Ce dernier, un jeune athlète des Rapports de Québec qui a grandi sous les yeux de Patrick Roy, ira plutôt entamer sa carrière professionnelle chez les Sagouins de Pittsburgh, Bob Gainey et son équipe de recruteurs lui ayant favorisé au repêchage un défenseur américain du nom de Ryan McDonagh, qui promet déjà de devenir un nouveau Tim Horton, mais avec un style de jeu complètement différent, et les beignes en moins.

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En fait, je n’ai aucune idée si ce McDonagh deviendra un nouveau Tim Horton. Je pensais simplement à des beignes et j’ai prononcé à voix haute le nom de l’ancienne vedette morte des Maple Leafs, et mon singe scribe érudit s’est empressé de l’inscrire sur le bloye.

Chose certaine, en Pernell-Karl Subban, un derrière à cratère offensif qui évolue chez les Boules de Belleville dans la Ligne de l’Honte à Rio, le Club de Hochet Canadien vient de poser la main sur tout un numéro. Je prévois même que dans l’uniforme tricolore, le nouveau venu portera un numéro comportant un ou deux chiffres, ce qui est bien peu dire.
P.K. Subban s’est d’ailleurs empressé d’être décrit comme « un athlète verbo-moteur de race noire » par les gens de la Presse canadienne. Il va falloir l’assimilier à notre mode de vie, et accueillir Subban avec un grand bol de soupane, en lui faisant regarder des vieux VHS d’Entre chien et loup, avec feu feu joli feu Fernand Gignac.

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Sur ce, moi-même, Jacques Demers, en mon nom personnel, tient à vous réitérer sympathiquement mes meilleurs voeux pour la Défête nationale de la nation du Québec, whatever that means. Ne touchez pas à la Loi 101, merci, thank you. Buvez mieux, vomissez moins. Buvez raisonnablement, et accomoder pareillement. Puissent ces célébrations vous racommoder le pure laine, le tricoté serré et la Sainte-Flanellette. Les femmes à gauche, les Russes au centre. Envoyez de l’avant vos gens !

Ton entraîneur de ton coeur,
Jacques Demers.

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Bon débarras mon Bob

Publié par Jacques Demers sur 20 juin 2007

La semaine dernière, Bob Gainey nous a enfin débarassé de Sergei Chaudronov, qui a joué une saison morte durant les 82 parties que dure le calendrier régulier en 2006-07.

En plus d’un gros salaire de misère, le Canadien vient de se départir d’un nabot qui se présente sur la patinoire un match sur trois et qui fait honte à sa Roussie nationale.

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Réflexion sur la défaite du Canada de la LNH

Publié par Jacques Demers sur 17 juin 2007

Chers enthousiastes de hockey, Jacques Demers ici, flanqué du petit poilu Mike McPhee, mon singe-scribe qui tape à une vitesse exemplaire digne de Russ « le chevreuil » Courtnall mon nouvel éditorial sportif sur ce blogue.

Mon dernier commentaire suite à la victoire ultime des Ducks d’Anaheim sur les Sédatifs d’Ottawa en finale de la Coupe Stanley a suscité un trolley de commentaires et de protestations d’amateurs du hockey scandalisés que pour la 13è année consécutive (excluant l’année 2005, qui a tout simplement été annulée de la surface de la Terre) la Coupe soit demeurée chez nos voisins du Suc, plutôt que de restituer vers le Canada et nos excellentes équipes canadiennes (sauf Toronto, qui sont des pas bons).

Je ne retiendrai que surtout un commentaire, celui de Frank, un jeune rockeur drogué aux stupéfiants et visiblement sur-médicamenté, qui a vivement réagi au revers perdant des Twattawa dans le match #5 contre Anaheim, qui permettait à la Califournie de voler le précieux trophée de Lard Stanley. Voici sa réaction vigoureuse, et je l’entérine de tout coeur :

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On se reparle bientôt pour commenter sur le marché des échanges de la saison estivale, et l’inaction du grand digesteur-général Bob Gainey, qui demeure les mains dans ses poches de culottes à regarder gagner le club de soccer de l’Oncle George Gillett au lieu de transiger activement.

Bonne semaine,

- Jacques, ton coach de vie.

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L’avion à réactions des lecteurs du bloye

Publié par Jacques Demers sur 7 juin 2007

Tel que rapporté précédemment, ne trouvez-vous pas scandaleux que le hockey ait été vendu aux Américains de la sorte, après la victoire sans-pitié des Ducks sur nos Sénateurs nationaux hier ?

Laissez aller votre colère dans les commentaires et partagez avec nous vos solutions pour remédier à la situation pour rapatrier notre sport national. Faut-il interdire l’Amérique ?

J’ai besoin de vos idées et de vos suce gestions. Je vais y répondre en fin de semaine sur ce bloye. On a besoin de gens anateurs de sports comme vous pour trouver des salutions et sauver le monde du hockey!

- Jacques Demers,
l’ancien pilote des Glorieux.

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La victoire des Ducks était arrangée pour vendre le hockey aux Américains

Publié par Jacques Demers sur 7 juin 2007

Amateurs de hockey désormais en vacances, bonjour.

Jacques Demers ici, votre ancien entraîneur du Canadien préféré, toujours flanqué d’un singe-mobile magique, scribe rapide comme un Russ Courtnall, sténo-dactylo accompli, qui pallie par son érudition au manque à gagner de mon alphabétisme, pour compenser avec caractère et retranscrire sur ce blogue mes impressions et commentaires sur la conclusion pathétique de cette saison de hockey de la Ligne Nationale 2006-2007.

C’est avec une gueule de bois que le Canada tout entier, d’un Labrador à l’autre, s’est réveillé ce matin, après avoir vu une autre équipe bien de chez nous s’écraser minoritablement en grande finale de la Coupe Stagneley. Depuis que l’équipe tricolore que je dirigeais avec Denis Savard blessé en complet-cravate a gagné la Coupe sur la glace du vieux Forum en 1993, chaque équipe canadienne (sauf les Toronto, qui sont juste pas bons depuis 40 ans) a perdu la Finale aux mains d’intérêts américains.

Dans mon livre de Jacques Demers à moi, et malgré que je demeure popositif face aux chances de succès du Canada dans la crise actuelle (sauf pour les Toronto, qui sont juste des pas bons), je me dois de clamer à voix haute ce que la population penche tout bas : les Ducks d’Anaheim viennent d’empocher la Coupe Stanley à cause de l’argent pi du vote excentrique.

Jusque au nouveau récipient du trophée Connasse-Smythe, Scott Niedermayer, pourtant un bon petit gars bien de chez nous, qui est venu au monde dès son plus jeune âge dans la ville d’Edmonton, dans l’ombre de Wayne Gretzky! Niedermayer, un chique type aussi bien de chez lui que Celine Dion est bien de Charlemagne, qui a trahi sa patrie de hockey pour faire gagner la Califournie, comme Wayne avant lui a déserté les champs pétrolifères de l’Alberta et les centres d’achats d’Ed-Monotone (plus vieille joke de sportif ever) pour emplotter le magot chez les voisins du Sud.

J’en jasais justement ce matin avec mon singe-école prénommé Mike McPhee, que vous connaissez bien puisqu’il est mon scribe-blogueur, un capucin de bonne famille, bien éduqué, fraîchement rappelé du club-ferme, et on s’est mis daccord sur un point : les Ducks viennent de gagner une Coupe juste pour vendre le hockey aux Américains.

Cette folie d’exporter aux États-Unis un sport qui ne les intéresse pas me rappelle la belle é-puck où j’officiais comme entreur-chef des Racers d’Indianapolis, dans la Ligne Mondiale. On s’est acharné à populariser un sport au pays des tracteurs, en usant de subterfuges tels les rondelles fluo, ce qui était quand même avant-gardiste (15 ans avant la mode des vêtements fluo et des culottes de bécique ben serrées) pour finalement rentrer au père caille avec nos Nordiques et assimiler un trio de Stastny.

C’est dans cet état de choses déplorable que je retourne à la rédaction de mon prochain livre de mots croisés. C’est moi qui noircis les cases, et Mike McPhee fait les définitions. Pendant ce temps-là je cogite et me gratte le coco Demers pour trouver des solutions à l’exode de nos talents vers les États-Unis anglais et la perte d’identité de notre sport du National.

Faites-moi parvenir vos idées.

Votre copain de taverne,
Jacques Demers.

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Une finale qui manque de virilité

Publié par Jacques Demers sur 5 juin 2007

Chers amis et chères amies amant(e)s du hockey au mois de juin, re-bonjour.

Jacques Demers ici, votre entraîneur-chef devenu commenteur à RDS favori, toujours flanqué de son singe-guide magique à gauche, et d’une bonne assiétée d’ailes de poulet piquantes à droite. Mon super singe érudit, prénommé Mike McPhee, se chargera comme à l’habitude de digérer mes propos et mes commentataires sportifs entre deux mastiquées de viande graisseuse, et d’en rediriger le propos sur ce blogue.

Comme on peut le deviner sans peine, c’est de la finale de la Coupe Stanley et de la tenue en queue de chemise des Sédateurs d’Ottawa que je désire vous entretenir aujourd’hui. Je reviens tout juste du match numéro 4 contre les Ducks d’Anaheim. Je sais qu’il est onze heures du matin, le lendemain du match, mais dans ma méprise j’ai roulé jusqu’à Ottawa pour le match, sans penser que RDS m’avait une fois de plus posté en studio à Monrialle pour sauver du budget, étant donné mon gros salaire et mon penchant pour la bonne chaire. Ce qui fait qu’il m’a fallu du temps à revenir à la maison. Ce n’est pas que le chemin du retour Ottawa-Montréal soit si long, mais j’ai effectué plusieurs escales au Tim Horton’s et au McDonald’s en m’en venant.

Encore une fois hier, on a pu constater dans la victoire des Ducks, 3-2 sur les Sénilateurs, que le hockey est arrangé d’un bout à l’autre de la ligne rouge.

L’heure est grasse, comme le mentionnait si bien ce matin sur son bloye mon collèye du journal La Paresse, François Gagnon, celui qui a l’air d’avoir deux oeils de vitre sur sa photo.

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Dès le début du match d’hier pourtant, j’étais à mon comble d’émotion. Les gens hurlaient de partout, je croyais que les Ottawa venaient d’inscrire six buts consécutifs à l’emporte-pièce. Mais quelle ne fut pas ma méprise de constater que les partisans ne hurlaient de joie que parce que la chanteuse Alanis Morissette rentrait aux vestiaires, après avoir mentonné l’hymne national du Canada.

Après un début de marche en léon, les Ottawa ont joué de manière inconsistante, se faisant dominer au deuxième tiers tel un moustachu maigrichon de Repentigny père de deux enfants qui part au travail vers Montréal plus tôt les matins de semaine pour avoir le temps de visiter les prostituées dominatrices.

Les cris et hurlements des partisans des Sénateurs à la fin du match, quand les Ducks d’Anaheim menaient 3-2, n’ont pu réussir à amener l’équipe locale à inscrire le but égaleur espéré, pas plus qu’il n’a pu convaincre Alanis Morissette de quitter les lieux.

Il ne reste plus à espérer que les Anaheim s’écrasent demain lorsqu’ils retourneront à la maison, devant leur aréna de 9000 partisans américains incultes de notre sport national et amateurs de course de tracteurs, et qu’ils fassent en chemin beaucoup d’escales au Drunkin’ Donuts (ça pogne encore là-bas) et au McDonald’s dans le but d’alourdir leur défensive et ralentir leur échec avant.

Non mais des Canards, c’est pas sérieux. Le canard n’est pas un animal viril: c’est un volatile faible, mouillé, lent lorsqu’on le sort de l’eau. Rien à voir avec une équipe de hockey qui se doit d’être composé d’athlètes robustes, masculins et vigoureux.

Alors qu’un nom comme « Sénateurs » invoque tout de suite la force, la jeunesse, la longévité, la respectabilité et le cancer de la prostate.

Sur ce, mes ailes de poulet et moi vous donnons rendez-vous pour un 5è match en Californie, que je passerai dans le soleil des studios du Réseau des Sports, à regarder célébrer la supériorité des États-Unis sur le Canada pour une énième fois depuis la Coupe que j’ai remporté en 1993.

Nostalgiquement vôtre, Jacques.

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Les Sécateurs d’Ottawa vont remporter notre sport national

Publié par Jacques Demers sur 19 mai 2007

Chers amateurs-trices de sport de salon, bon samedi, et long et glorieux week-end de trois jours à vous tous. J’espère que vous avez décoré votre maison pour la fête des Patriotes lundi prochain. Pour ma part, cette année, mon épouse Debbie et moi n’avons pas négligé sur la corde pour décorer la cour et faire le bonheur des enfants de notre voisinage.

C’est Jacques Demers ici, revenant à l’instant du Krispy Kreme où je me suis bourré, en l’absence de mon épouse Debbie et en cachette de celle-ci, de deux douzaines de beignes fourrés à la crème bleue, blanche, et rouge.
Je viens de prétexter une hémorrhagie au niveau de mon fidèle singe apprivoisé et entraîné à écrire le français pour sortir de la maison et engranger quelques douceurs sucrées, qui ne seront sûrement pas bénéfiques à l’enflure que j’ai dans la région de l’abdomen.

Maintenant je suis de retour à la maison, devant mon ordinateur, et mon singe érudit et savant tape de ses doigts agiles et poilus les commentaires du hockey que je lui dicte. L’animal semble visiblement bien remis des taloches que je lui ai administrées plus tôt, afin de camoufler les apparences et trouver un alibi justifiant une sortie rapide hors de la maison et hors de mon épouse, jusqu’au Krispy Kreme.
Je désire d’entrée de jeu à la gauche de Pat Jablonski m’excuser d’avoir été discret depuis le début des éminatoires de la LNH. Voyez-vous, j’étais si pris au jeu des prédictions avec mon collègue de sport Yvon Péquenot que j’en ai complètement oublié d’écrire.

Je n’ai qu’une chose à dire : que de hockey dans ces séries ! Au moins 70 games à date, rien de moins, et une seule tévé pour tout voir. J’ai assisté à la débâcle des Devils du New Jersey, au déculotttage dès la première ronde des Prédateurs-Sexuels de Nashville, et à plusieurs coups vicieux en bas de la ceinture, surtout dans mon salon, ce qui nous amène en ce matin du 19 mai avec 19 degrés Celsius à l’extérieur et les Sénilateurs d’Ottawa à une seule victoire d’accéder à leur première Grande Finale de la Coupe Stanley.
Voici mes prévictions pour la suite de cette avant-dernière ronde : Ottawa en 5 sur Buffalo, Anaheim en 6 sur Detroit, Ottawa en 6 sur Anaheim en finale, la bonne femme en Seinte sur le bonhomme, la Huit au coin, les embouteillages en Hostie sur Décarie, le métro à Laval, les travaux sur le Pont, l’arbre est dans ses feuilles, les Expos à Washington, les Olympiques à Péquin, le canard à l’orange, l’homme qui a vu l’ours.

Scusez, je pense que mon singe s’est emballé. Sa chaîne a encore débarqué.

Les succès des Sécateurs d’Ottawa n’est pas sans m’invoquer le souvenir de la dernière coupe remportée au Canada, par le Canadien de Montréal que je dirigeais moi-même du haut du derrière du banc du vieux Forum en 1993. La nuit qui a suivi la victoire, les chauds partisans moron-ialais s’étaient massés le long du parcours pour célébrer les vitrines et notre triomphe, après 10 victoires en prolongation au cours des séries, 10 victoires qui furent autant d’occasions de coucher les enfants plus tard dans les chaumières et de descendre 3 ou 4 bières de plus avant de s’émeuter dans la joie.
C’est une grâce identique que je souhaite aux partisans du Ottawa cette année 2007. Ils le méritent, car leur ville est bien plate à visiter et à vivre dedans, et une bonne trâlée de vitrines pétées leur ferait pas de tort sur la rue Rideau.

Tiens, voilà mon épouse Debbie de retour, elle qui arrive juste à temps pour soigner cette enflure à l’aine que je traîne depuis le début de la série Rangers-Buffalo. La crème fourrée viendra pas des beignes du Krispy Kreme à soir, je vous en passe un sapin.
C’était votre ami et ex-entraîneur Jacques Demers, qui comme tous les salariés de RDS, commente les games de hockey à partir d’un studio de 2 mètres sur 4.

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Les Mapole Leafs 6 - Canadien 5

Publié par Jacques Demers sur 9 avril 2007

Désolé de ne pas avoir réagi avant aujourd’hui à la défaite crête-coeur de Canadien sur les Toronto, mais j’étais tellement en fusil que j’ai lancé mes lunettes à bout de bras.

J’ai passé les deux derniers jours à les chercher dans les égouts.
Canadien est illuminé à cause d’une manque de consistance, de continence, et des mauvaises punitions. Aussi à cause de l’argent et du vote ethnique. Ça serait pas passé de même dans le temps de Punch Imlack.

Je devrais vous revenir en séries pour commentater la tournure des événements qui mèneront une équipe d’une race inférieure aux Glorieux sur le chemin de la Coupe Stanley.
Les arbites sont toujours arrangés avec le gars des venues. C’est Ron Fourrien qui me l’a confirmé durant l’après-match.

À la prochaine, amateurs et amatrices de hockey de la LNH.

- Jacques Demers
le meilleur coach de ton coeur.

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Hakan Loob et des joueurs avec des drôles de noms aideront Canadien à passer en séries ce soir

Publié par Jacques Demers sur 7 avril 2007

Amateurs, amatrices et amatroces de hockey, bon après-midi. Jacques Demers, ici, l’ambassadeur Alpha-Bits de ta région, le dernier entraîneur-chef à avoir fait défiler la Coupe Stanley au milieu d’une émeute dans les rues de Montréal, l’analyste au hockey télévisé, et grand partisan de Canadien devant l’Éternel. Je vous écrit en direct de mon ordinateur, et dicte mes pronostics à mon singe savant et érudit, scribe super électro-magnétique nourri au macro-biotique et payé 20 dollars de l’heure pour bloguer des mots à ma place sur la toile de l’autoroute de l’information. GO HABS GO.
Nous y voilà ! Nous voilà à l’orée de la fin d’une grosse année 2006-2007 en dents de queue de scie pour Canadien, qui après un départ prometteur à l’automne a connu une saison creuse durant l’hiver, pour finalement rebondir de ses cendres tel un gros Pogo Ball bleu-blanc-rouge et émerger au cours des dernières semaines des bas-fonds du classement grâce à deux ou trois victoires surprises et hautes en émotions, qui nous laissé croire un instant que nous avions un bon club et que Sacouille Koivu était vraiment tout un marqueur.
Ce soir, c’est le 82e et dernier match de l’année régulière selon le calendrier grégorien tel qu’établi par l’ancien président John Ziegler et son descendant, le grand Gary Bettman, ancien commissaire du basketball (qualifié d’emblée par ses 5 pieds 2 pouces de hauteur), celui que l’on surnomme le “Claude Charron de la LNH”.
Tous les ingrédients sont réunis dans la grande fricassée sportive pour faire du match de ce soir le match de l’année, le match de la saison, du siècle même, comme la série du Siècle. En tout cas, ce sera surement plus intéressant qu’un 4e match d’une éventuelle finale Rangers-Minnesota disputé le 7 juin.
Anale Lison les forces en place ! Deux rivaux naturels de par leur géographie : le Canadien de Montréal et les Maple Leafs de Toronto, deux équipes dont les populations respectives se sont déchirées, haïes, et brouté la Sainte-Flanelle sur le dos depuis l’ennui des temps.. au moins depuis l’époque de ce fameux dessin animé du chandail de Maurice Richard acheté chez Monsieur Eaton, dont la légende orne désormais l’endos de nos billets de 5 dollars du Canada.

Un match, le 82è et dernier d’une saison régulière marqué par les embûches, les blessures et la gastro. Montréal vs. Toronto, un samedi de Pâques, un soir sur la télévision pendant Hockey Night in Canada. Un match sans lendemain pour une des deux formations qui se soldera, advenant une victoire de Canadien (ou un revers en prolongation, selon les statistiques actuelles du classement et les probabilités d’émination rapide telles que calculées par mon collègue Alain Crête) par le prolongement de la saison jusqu’à la semaine prochaine, alors que nous serons éliminés sans autre forme de procès par les Sabres du Buffalo en première ronde des playoffs.
Cristobal Huet, le fou chantant, sera de retour devant ses cordages pour ce match nul-time. Il sera encouragé de sa bouteille de Gatorate et de Vladislav Halak, le gardien communiste qui a tenu le fort durant les passes creuses de la blessure de Huet.
Ma fendre épouse Debbie et moi-même seront présents pour assister à la rencontre, accompagné de notre caddie Jacques Laperrière, et de nos cartes de hockey chanceuses de plusieurs anciens joueurs de la LNH aux noms drôles, comme Kari Tako, Petr Klima, Pokey Reddick, Dave Tippett, Sergio Momesso, Dave Babych, Stan Smyl, Wes Walz, Zarley Zalapski, Marty McSorley, Frantisek Musil, Chico Resch, Bob Froese, Lanny McDonald, Kelly Butchberger, Gaston Gingras, Gerard Gallant, Claude Loiselle, Wilf Paiement, Willi Plett, Tony Hrkac, Mike Liut, Hakan Loob, Jonathan Cheechoo, Reijo Ruotsalainen, Tie Domi, Ilka Sinisalo, Tommy Salo, Salu Salo… ainsi de suite.

Bon match, et bonne fin de saison avec les Glorieuses.
- Jacques Demers
le meilleur coach
qui va faire les séries peu importe ce qui arrive.

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La raie du goaler : une affaire qui ne sent pas bon pour Canadien

Publié par Jacques Demers sur 1 mars 2007

Chers amis lecteurs de sport, chères connes citoyennes amatrices de hockey de la Ligne nationale,

Jacques Demers avec vous, toujours flanqué de son singe savant, érudit, instruit, titulaire d’un baccalauréat en littérature française et d’un D.E.P. en mécanique, attaché pour la cause à un clavier d’ordinateur, ses grandes oreilles grandes ouvertes pour écouter mes récriminations sur le Club de hockey canadien et les retranscrire sur ce blogue, puisque je ne puis le faire moi-même étant donné ma condition d’analphabète le plus sympathique à avoir dirigé une Coupe Stanley en 1993.
Après une victoire arrachée de jus de stress sur les Prédateurs Sexuels de Nashville, ce club puissant et sournois dont je vous entretenais la semaine dernière, et avoir brillamment détrôné les Maple Leafs de Toronto, champions en titre de la Ligne Nationale en 1967 (non sans se faire scorer deux buts vers la fin quand on menait 5-2), voilà que le Tricot Laure est reviendu à ses mauvaises inhibitudes, encaissant un blanchissement contre les Rangers de Nouillorque. Un cinglant revers de 4-0 où notre nouveau jeune gardien transylvannien, Chose Halak, n’y a vu que du feu sur quatre buts !
Heureusement, le prospère Bob Gainey a eut la main heureuse avant la date limite des transactions, envoyant Craig Rivet sous d’autres cieux, éliminant du même coup un plombier au nom de vis et renforçant l’équipe d’un choix de repêchage qui ne se peut plus de commencer à nous aider à faire les playoffs.
Ensuite, le grand Robert a sorti sa main heureuse de ses ineffables culottes, pour la plonger dans le ballotage et nous en ressortir un huitième gardien de but cette année : Michael Leighton, dont nous nous empresserons d’oublier le nom, et qui sera utile pour prendre la place d’Aebischer sur le blanc des joueurs. Aux dernières rumeurs, Gainey prévoyait aussi ramener Pat Jablonski, rapatrier Ron Tugnutt, ressusciter Pelle Lindbergh, décongeler Roland Melanson et son bel accent acadien, et peut-être faire goaler Pierre Trudel, qui va probablement perdre sa job à CKAC dans les prochaines heures.
Le vent des Hurricanes ressort du bas du classement et nous souffle dans nos cous plus ou moins meurtris, qui passent le flambeau, et à voir comment les passes en zone neutre ne se rendent pas toujours à destination, je crains de voir les flambeaux tomber et sacrer le feu à l’enceinte du Temple du hockey.
En espérant des contre-performances meilleures de la part de Canadien, restons popositifs, et étreignont notre tendre épouse Debbie entre deux grosses pognées de crottes de fromage orange. Canadien me donne le goût d’engraisser. Ses performances en brin de scie me tiennent assis sur le bout de mon gros siège, les mentons à terre. Carbo mange ses bas à les voir évoluer, pi moi je mange des tchippe.

Passez une bonne semaine, amateur et auditrices du hockey. C’était votre ami Jacques Demers, réflexichant à voix haute, sous l’orteil attentive de son singe-scribe apprivoisé, qui permet au moins lettré des anciens entraîneurs-chefs de Club de hockey canadien de partager au monde un blogue et une opinion sportive de calorité.
- Jacques, sous la galerie de la presse.

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Les Prédateurs Sexuels de Nashville sont là !

Publié par Jacques Demers sur 22 février 2007

Chers liseurs, bonjour !

Jacques Demers ici, l’analphabète dodu, toujours au centre de l’actualité sportive, flanqué d’un singe savant et lettré, apprivoisé et enchaîné au clavier de mon ordinateur. Il me coûte cher en bouffe à chats (mon épouse Debbie a cherché au IGA pour de la bouffe à singe et elle n’a rien trouvée) mais c’est le prix à payer pour garder le contact avec les fans de Canadien tout au long de la saison 2006-07. Je lui dicte mes commentataires sportifs et il les retransmet jusqu’à vous grâce aux plus récentes technologies du monde moderne et civilisé, c’est-à-dire l’ordinateur windows, le batteur à oeufs et la brasseuse de cartes automatique.
Il y a quelques semaines déjà que je ne vous ai pas blogué le Bleu-Blanc-Rouge car je déprimais ferme, suite au temps froid qui balaie le Québec ainsi que le Réseau des Sports, où les récentes compressions budgétaires ont causé l’abolition des radiateurs ainsi que le retrait des émissions de compétitions de caniches. Je déprimais surtout suite à la longue traversée du désert qui a vu Canadien enculer six défaites consécutives ainsi que Cristobal Huet. Le gardien belge s’est déchiré la cuisse lors d’un jeu douteux, et s’absentera pour le reste de la saison. Quant au luxembourgeois David Hambigeur, ses performances derrière le filet on laisser douter le pire.
Mais comme vous le savez, je suis toujours popositif, comme quand on a gagné la Coupe Stanley en 1993 avec juste un goaler, 18 chaudrons et Gilbert Dionne, et il y a de quoi être popositif : après deux victoires conse et cutives ces dernies jours, Canadien est regonflé en bloc et prêt à se retrouver avec le compas dans l’oeil, réunis autour d’un nouveau gardien de but venu de la Chécoslovannie… ou en tout cas un pays bâtard de même, foisonnant de jeunes athlètes engraissés le ventre vide et poussés aux meilleures limites de leurs performances sous peine d’exil. Le nouveau viendu Jaroslav Halak est bien plus qu’un mangeux de patates qui n’est pas sans rappeler l’entrée de Casseau dans les buts du vestiaire tricolore en 1986.

C’est donc avec une équipe ravigortée que Carbo, cette ancienne coupe Longueuil devenue entraîneur-coach de l’équipe qui l’a vu meurtrir, visitera les Predateurs Sexuels de Nashville ce jeudi soir. L’équipe de l’État Zuni est en effet une des formations les plus redoutables du circuit, et leur réputation de tendresse et de violence à la fois est connue de tous : grands coups de six pouces dans les parties, tirs du poignets, montées à l’emporte-pièce et feintes à l’agace-pissette, threesome à deux contre un, allées et venues en zone neutre, rôdage autour des cours d’école… Les Prédateurs Sexuels de Nashville n’ont pas leur pareil pour toucher la rondelle, pénétrer en zone adverse, déculotter un défenseur, pognasser le long des bandes, fourrer les juges de ligne et rentrer la rondelle entre les jambes du gardien adverse, et ce malgré la raie du goaler. C’est un club à qui on ne doit pas le tourner le dos. Leur équipe va bon train, une belle brochette de joueurs qui se tiennnent ensemble les uns en arrière des autres, et plusieurs jeunes recrues qui ont appris les choses du hockey derrière une grange du club-ferme en regardant faire les animaux.
Bref, ils ont plusieurs joueurs capable de la mettre dedans.

C’est dans ces circonstances que notre équipe s’est réunie dans le vestiaire après le match contre les Washington, tous les joueurs les cheveux mouillés avec une belle serviette aux couleurs blanche du Club de hockey canadien et qu’ils se sont motivés mutuellement à ne pas céder aux avances des Prédateurs Sexuels, qui tenteront sans doute de leur pogner un punition et les amener au cachot des punitions, pour ensuite gagner le match et faire la passe aux glorieuses épouses des Glorieux, logées dans une section spéciale du Temple du hockey de Nashville, où la bière leur sera fournie à volonté.
Bonne journée, bonne soirée et bon match ! J’analyserai moi-même la rencontre pour la télévision, en me penchant avec prudence au-dessus de la galerie de la presse.
Votre ami,
Jacques Demers.


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Épidémie de gastro dans l’enceinte du Temple du hockey

Publié par Jacques Demers sur 6 janvier 2007

Salut les lettrés !
Ici Jacques, votre analphabète en chef, qui vous blogue par la voie de son singe esclave érudit enchaîné à un clavier d’ordinateur.
Désolé de ne pas avoir donné signe de vie récemment. J’étais complètement ébahi par la grosse saison de Canadien, qui déploie ses efforts offensifs comme aux beaux jours de Stephan Lebeau et sa coupe Longueuil. Et que dire de notre gardien de but soviétique, Cristobal Huet, qui prouve une fois de plus combien il est facile d’aimer une personne qui travaille à genoux.
Bref, comme je le disais avant qu’on se quitte en décembre, ça sent la Coupe Stanley. Sauf que maintenant, en cette première semaine de janvier, ça sent plutôt la croupe que la coupe, alors que 5 brillants athlètes évoluant pour Canadien ont attrapé une vilaine gastro, qui stimule leur coup de patin, ces joueurs devant filer à vive allure pour aller de la zone défensive jusqu’à la chiotte la plus près. On a même vu récemment Sergei Samsonov, notre brillant joueur français, pogner une mauvaise punition de 2 minutes afin d’être excusé et aller à la selle.
Et les échappées prennent soudainement un tout autre sens.
J’en prévois par conséquent plusieurs pour le match de samedi, dans un Temple du hockey survolté par les performances des futurs champions 2007, et surcontaminé par la terrible chiasse tricolore.
Notre coach en chef, Guy Carbonneau lui-même, homme prudent s’il en est un, se garrochera sur la glace à plusieurs reprises afin de bloquer l’épidémie, comme il n’hésitait jamais à le faire jadis devant une garnotte de Jari Kurri, à 15 minutes 34 secondes.
Ma tendre épouse Debbie et moi assisterons à la joute du haut de la galerie de la presse, protégé par une tente à oxygène roulante, ce qui nous permettra de nous préserver des effluves malsaines émanant de la patinoire et des gradins, où tous ces hot-dogs régurgités auront tôt fait d’empester la sainte enceinte. De plus, du haut de cette galerie, il faudra garder un oeil sur tous ces journalistes pleins de marde, pour qui La Presse prendra un nouveau sens, lorsque le flux journalistique les prendra par surprise et qu’ils n’auront d’autre choix que de se presser d’évacuer leur trop plein d’infomation au cabinet de toilette le plus proche. Qui n’a jamais rêvé d’ouir avant tout le monde le nouveau scoop de Raie-Jean Tremblay ?
Il est déjà tard. Je fais tremper ma bague de la Coupe Stanley 1993 dans mon verre à dents, puis j’enfile mon épouse et saisit mon manteau par le bras, et je me rends au Centre Bell pour le match de Canadien contre les Nouillorque.
Ce soir les boys, on se torche avec la Sainte Flanelle.

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La tendresse

Publié par Jacques Demers sur 9 novembre 2006

Salut groupe ! Jacques Demers ici, s’exprimant sur internet par le biais de son singe bien aimé, toujours enchaîné au clavier de l’ordinateur, et prêt à entendre mes pensées d’illétré les plus intimes pour ensuite les taper et les envoyer dans le cyberespace.
L’autre soir, ma toujours tendre épouse Debbie était partie avec ses chums de femme au 281, ce qui m’a laissé tout seul. J’aurais bien été aux totons pour me venger, mais Jean Pagé avait son show de 110% à préparer, et sa femme veut jamais le laisser sortir. On voit qui porte les culottes… mais bon je m’écarte du débat. En plus, Canadiens jouait contre les Huileux d’Edmonton, alors je suis allé à la taverne du coin pour un match chaudement disputé dont nous avons gagné la victoire par la peau des fesses, et remporté 3-2 grâce à une fusillade dans le Centre Bell. Toute une feinte de Koivu sur le premier but en tirs de barrage, on aurait cru voir Denis Savard dans ses beaux jours de quand il portait une moustache brune avec les Chicago.
J’étais tellement heureux de voir Latendresse compter son premier but en carrière que j’ai voulu tirer mes lunettes bord en bord de la taverne, comme je l’ai fait dans le bon vieux temps que je coachais les Detroit. Mais comme je porte des contacts ast’heure, j’ai tiré mes dents à la place. Le tavernier, un brave gaillard au bon gabarit de 6 pieds 3 pouces, qui a déjà évolué à la défense pour les Cataractes de Shawinigan dans le junior-majeur, m’a lancé un des avertissements qui m’a fait regretter de pas avoir dit à Serge Savard de le repêcher en 1993.
Mais la victoire était en poche. Quelle ne fut pas ma surprise de voir mon ancien gardien de but préféré, Patrick E. Roy, jouer de sarcasme dans les médias, en critiquant la laideur du premier but de Latendresse, qui a joué de chance alors qu’un pet du gardien des Oilers a soufflé la rondelle jusque derrière la ligne rouge des buts. Voilà un geste disgracieux de la part de Saint Patrick, qui se permait de faire de l’esprit devant les journalistes, moins d’une semaine avant qu’il ne soit inhumé au Temple de la renommée du Hockey.
Je pense que Patrick E. Roy, ça lui fait pas d’être retourné à Québec, il s’en vient haineux sur les bords.
Non mais ça se peut tu, rien qu’UNE coupe Memorial, et la tête lui a enflé !
En tout cas, bref, Debbie vient juste d’arriver du 281, après 2 jours et demi. J’imagine que le show a duré plus longtemps que prévu. Faut aussi que j’aille nourrir mon singe-guide, il commence à taper de plus en plus lentement. Donc je vous laisse là-dessus. Un bon début de saison, je dois dire. Ça sent la coupe.

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Moi aussi j’ai scoré pendant le match contre l’Avalanche!

Publié par Jacques Demers sur 25 octobre 2006

Salut les champions.
Ici votre ami Jacques Demers, qui vous écrit en dictant son texte à un singe super intelligent, comme quand j’ai écrit mon livre l’année passée. Ce singe est un exemple probant qu’on peut avoir son dessus sur l’alphabêtisme.

Quel début de saison du brun-blanc-rouge! Parlant de brun, l’Avale-Hanche du Colle-au-radeau était de passage au Centre Bell dimanche dernier. Ce match était très particulier et était attendu par beaucoup de gérants d’estrades ainsi que Ron Fourrien, de CKAC, puisque c’était le retour du gardien José Théo-dort, pour la première fois sur la glace du temple du hockey depuis qu’il nous a fait perdre 25 parties l’année passée et qu’on l’a échangé pour un gardien de but avec un nom batard d’un autre pays bâtard, la Suisse.

Pour nous mettre dans l’ambiance du retour de Théodore, on s’est préparé, ma tendre épouse Debbie et moi-même, en regardant un court-métrage de Paris Hilton pendant la période de réchauffement. On avait invité pour l’occasion Jacques Laperrière, qui a connu une carriere on ne peut plus brillante avec le club de hockey canadien, et qui est le meilleur assistant coach a avoir jamais rempli une bouteille de Gatorade pendant 20 ans derrière le banc des joueurs sans jamais être promu pour la grosse job.

Bref, c’était un véritable plaisir de revoir ce bon vieux Lapperiere, qui s’est fait un plaisir d’assister à nos ébats et de remplir aussi bien qu’il remplissait du temps qu’il était mon assistant entraîneur. Le film sur Madame Hilton a pris plus de temps que prévu à regarder. On a manqué la première période, Debbie, Laperriere et moi. Le moins que l’on puisse dire, c’est que dans mon livre à moi, cette période fut chaudement disputée.

Par la suite, la tapette à Théo s’est fait potter huit buts, et le Canadien a remplotté une victoire bien méritée de 8-5, et mon mariage fut sauvé grâce à une brillante faiblesse entre les deux jambes de Debbie que j’ai pu déjouer à..trois reprises pendant le match. Mon premier tour du chapeau depuis plusieurs années! Un gros merci à Paris Hilton et à son documentaire, que nous avons visionné à nouveau pendant les intermissions de la Soirée du Hockey. Quand à ce bon vieux Laperriere, qui fut d’une grande aide pendant mon réchauffement, il a profité du reste du match pour perfectionner son tir du poignet.
Laperrière

Je vous donne des nouvelles bientôt sur ce blog, durant toute la saison du hockey. Keep the faith, comme dit Bon Jovi. Yé jamais trop tard pour apprendre à alphabêtir nos jeunes et remettre du piquant dans le mariage d’un sex-âgé-naire !

-Jacques Demers
ex-entraîneur du Club de Hockey Canadien

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Un match d’ouverture sans le gros Serge

Publié par Jacques Demers sur 7 octobre 2006

Après un camp d’entraînement de misère, ma tendre épouse Debbie, moi votre ami Jacques et aussi mon singe enchaîné à un clavier d’ordinateur qui me permet de vous communiquer par Internet, on a décidé de pas aller regarder le match d’ouverture des Habs au domicile de Serge Savard.

Serge est pas dans son paradis fiscal aux Îles Bananes ces temps-ci : depuis que le Canadien a annoncé qu’ils allaient retirer son gros chandail rempli de la sueur de ses dessous de bras meurtris, la tête lui a encore enflé, et parait-il qu’il a caché l’écran géant plus que jamais lors du match contre les Sabres.
Encore une chance qu’ils vont retirer le chandail de Serge sans Serge dedans, sinon le Centre Bell va se ramasser comme le Stade Olympique, c’est-à-dire pas de toit.

Bref, on a assez donné Debbie pi moi. L’an passé au match d’ouverture, non seulement on voyait pu la tévé parce que Serge arrêtait pas de passer pi de trépasser devant l’écran, mais il nous a brûlé les bras de fauteuils avec ses gros cigares en forme de barreaux de chaises. En plus, une fois saoul, vla ti pas mon Serge Savard qui se lève et qui Sort Saverge (contrepèterie ici).

Finalement, on a été à la Cage aux Spores, voir les Sabres gagner tout en grignotant des Buffalo Wings, et moi je m’ennuyais des Red Wings, en regardant perdre c’te gang de chaudrons là.
J’aime pas Kovalev, ni Ryder, ni Souray, ni Nimaa.
Bonne saison 2006-2007. Go Habs Go.
Go Habs Golf ?

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